lundi 18 janvier 2010

Le classement des séries - S01E03 (All I want for Xmas)

L'intersaison hivernale (ou sweeps comme disent les spécialistes) est souvent l'occasion d'assister au pire comme au meilleur. Les séries du cables à 12 épisodes finissent leurs saisons (Californication, South Park), les épisodes spéciaux pleuvent (House, les Simpsons, HIMYM), les séries trop craignos pour commencer en septembre arrivent (Scrubs, Chuck) et les grosses machines s'arrêtent pour quatre mois (V, Glee). Mais patience, Lost et Breaking Bad arrivent pour chambouler un peu ce podium.

1. Community - Saison 1 (=)
Ce qui est bien quand on fait du bon boulot c'est qu'on n'a pas à faire plus pour rester au même niveau. Derrière cette phrase éminemment philosophique se cache la détresse d'un pauvre rédacteur qui ne peut rien d'autre que "Wow mais c'est gé-ni-al !". Pour bien finir 2009 et commencer 2010, une guest star dans chaque épisode : Anthony Michael Hall en contrepied total par rapport à son rôle de Breakfast Club (cité dans le pilote comme référence ultime) et Jack Black au contraire qui fait ce qu'il sait faire de mieux : le type horripilant bourré de tics. Toujours imbattable.

2. House - Saison 6 (+1)
La série continue son ballet avec The Office pour la deuxième place. Avec un épisode attendu, le Centric sur Wilson. Wilson star du show, ça pourrait faire peur si David Shore n'était pas sorti de sa torpeur habituelle pour nous pondre un scénar hallucinant où un épisode que l'on croyait potache se transforme en un immense bain noir et visqueux. Avec la même force que Three Stories en saison 1, Shore montre une fois de plus que le scénariste le plus classe de la série c'est bien lui. Et on regrette de ne pas le voir plus souvent derrière son bureau.

3. The Office - Saison 6 (-1)
Légère baisse de rythme pour faire monter la pression des nombreuses intrigues qui vont exploser en 2010 (la banqueroute de Dunder Mufflin, le béguin d'Andy pour Erin et la vengeance de Dwight). Les épisodes sont toujours aussi bon et n'attendent qu'une étincelle pour partir en vrille. Une stratégie maitrisée qui promet un final hallucinant mais en attendant on s'ennuie un peu.

4. South Park - Saison 13 (=)
Saison terminée. Rendez vous en mars.

5. White Collar - Saison 1 (+2)
Ha le renversement de situation hallucinant ! Le meilleur coup de pute depuis Le Sixième Sens. Après le pilote génial et deux ou trois épisodes plan-plan, la série retrouve un rythme de TGV et fait progresser l'intrigue dans des recoins où l'on ne s'attendait pas à la trouver. La deuxième partie promet d'être très noir. Définitivement le meilleur nouveau drama de la saison. Tellement bon que la série passe du vendredi (soirée de merde bien connue des séries qui commencent) au mardi pour tenter sa chance face aux mastodontes.

6. Cougartown - Saison 1 (+3)
La remontée de la semaine. La série de Bill Lawrence prend du poids en donnant une conscience à la plupart de ses personnages masculins. Du coup, les scènes intéressantes sont multipliées par trois. La série est à la fois drôle et touchante et fait complétement oublier le fait qu'on pouvait la comparer sans mal à Desperate Housewives au début de sa diffusion. Bien ouej.

7. V - Saison 1 (-1)
C'est tellement le bordel qu'on y comprend rien. Et la longue pause ne va pas aider. Par contre ça avance vite, les intrigues ne stagnent pas et la série évite pas mal de pièges du blockbuster de SF. A confirmer en 2010.

8. The Big Bang Theory - Saison 3 (=)
Avec ce dernier épisode où Raj et Sheldon étaient séparés des deux couples, on pourrait presque prier pour que la voiture contenant les quatre autres personnages tombent dans un ravin tuant Bernadette sur le coup, rendant Leonard aphone, Penny incapable de se déplacer seule et donnant un cerveau à Wolowitz. La routine est affreuse, les moments drôles sont rares... Elle est passée où ma série culte ?

9. The Simpsons - Saison 21 (+1)
Les Simpsons fêtent leur vingt ans en grande pompe avec Morgan Spurlock en réalisateur de luxe pour chouette docu sur la Simpson Mania, un 450ème épisode pas dégueu. On se mettrait presque à espérer un changement de show-runner pour couronner toute cette bonne volonté. Mais je prends les paris, les prochains épisodes nous feront retomber dans la routine la plus déprimante.

10. How I Met Your Mother - Saison 5 (+2)
Je sais même pas pourquoi je regarde encore. L"épisode 100 ne répondait que moyennement aux attentes mais permet de mettre le feu aux poudres suffisamment longtemps pour qu'on ne ré-entende plus parler de la mère avant l'épisode 200.

11. Californication - Saison 3 (=)
Avec une fin de saison qui renvoie tout le monde deux ans auparavant, le message de scénariste est clair : "excusez-nous, on a foiré". Hank Moody grave dans la merde suite à sa mésaventures avec Mia, c'est ce qu'aurait du être la saison 2 et cette mauvaise saison 3 est effacée en se débarrassant de la plupart des nouveaux personnages (sauf Kathleen Turner et on ne remerciera jamais assez la série pour cela). Une saison bien merdique, mais un espoir. On verra l'année prochaine.

12. Glee - Saison 1 (+1)
Glee gagne une place mais ne le doit qu'à la sortie de bonnes séries et à l'arrivée de nouvelles merdes. Malgré tout un bon épisode qui met fin à des intrigues très très énervantes (toutes celles où il y avait une grossesse et un triangle amoureux, soit 90% du scénario) et les jeunes gens se qualifient pour les régionales, pas grâce à leur talent mais à cause du mauvais esprit des concurrents. Belle mise en abime.

13. Scrubs - Saison 9 (entrée)
Avec un début de saison catastrophique, Scrubs mérite cette avant dernière place. JD est toujours là et énerve toujours tout le monde, il y a trois fois trop d'acteurs des précédentes saisons (Cox, Turk, Kelso, Todd, Elliott) mais heureusement les petits nouveaux s'en sortent à merveille et soufflent un vent de nouveautés sur ce vieux truc poussiéreux.

14. Chuck - Saison 3 (entrée)
Mon dieu que c'est nul. Chuck fait du kung-fu maintenant. Rien n'a changé depuis le premier épisode de la saison 1. Ne sera sûrement plus là le mois prochain.

mercredi 30 décembre 2009

20 disques pour 2009

Un top 20 ça suffit amplement. Déjà parce que j'ai du écouter qu'une petite cinquantaine d'album cette année. C'est pas mal mais ça ne nécessite pas le besoin de citer les albums honteux de Weezer, de Moderat, de Them Crooked Vultures ou de The Dead Weather juste parce que j'ai osé les écouter. Il y a forcément des trucs qui manquent (Mansfield.tya en tête, mais comme je ne les ai pas vu en concert je n'ai pas acheté leur dernier album). Une bonne année qui partait bien (on retrouve assez peu d'albums de la fin de l'année ici), assez variée, pas extraordinaire, pas minable non plus. C'était sympa, en tout cas musicalement.

1. Fever Ray – Fever Ray
Disque brumeux et embrumé, glaciale et glaçant, la voix de Karing Dreijer Andersson ne m'aura pas quitté de l'année. Des cérémonies vaudous au milieu des Fjörds, voilà ce qui décrit le mieux la musique de la chanteuse de The Knife. Comparaison facile pour une suédoise, mais ô combien parlante. C'est aussi le disque qui ressemblait le moins aux autres cette année, et rien que pour ça, ça vaut la premère place.

2. Fuck Buttons – Tarot Sport
Un disque choc qui tient la route malgré le départ canon de Surf Solar. Tout ça grâce à cet unique fil rouge, le bruit blanc qui recouvre tous les sons extérieurs pour mieux vous imprégner de la musique. Des roallercosters aux monts andins, tout une panoplie de paysages mentaux que l'on parcourt en compagnie des deux geeks de Bristol. Sous la houlette d'Andrew Weatherhall, ex-parrain défoncé de la techno anglaise et sous la haute influence des musiques électroniques d'hier et de demain.

3. Dalëk – Gutter Tactics
Paradoxalement, sûrement le disque que j'ai le moins écouté cette année dans cette liste. Pas par dégoût, sûrement par culpabilité ou peur. Dalëk n'a pas peur de taper là où ça fait mal sans jamais se demander s'il faut faire des concessions. L'ambiance post-apocalyptique du tombereau noise qui sert d'écrin aux textes ne fait qu'ajouter de la force à ce sentiment désagréable mais impressionant.

4. Birdy Nam Nam – Manuel For Successful Rioting
En abandonnant presque définitivement une formule qui leur a pourtant permit de se faire connaitre. Birdy Nam Nam abandonne son statut de mostre de festival pour devenir un vrai groupe avec une vraie complémentarité; de vrais musiciens (même avec des platines, ouais, ouais les rabat-joie) et sortir un putain de disque parrainé par Justice et produit par Yuksek.

5. Grizzly Bear – Veckatimest
Le carton de l'année. Que dire de plus sur ce disque qui n'a pas été dit auparavant ? Surement l'album qui leur aura permit d'atteindre un public inédit (même Jay-Z va voir leurs concerts avec Madame) pour un groupe pop indé de Brooklyn. Les nouveaux fers de lance d'une musique indie qui devient mainstream petit à petit (un peu comme Juno ou Little Miss Sunshine au cinéma).

6. Mos Def – The Esctatic
Le rappeur/acteur retrouve sa classe d'antan et nous livre son meilleur album depuis son premier. Du hip hop, du vrai, du New Yorkais, ouvert, sous influence jazz et rock. Des productions J-Dilla, des featurings de luxe (Talib Kweli, le complice de touours et Slick Rick en tête). Boogie Man !

7. Sunn O))) – Monoliths & Dimensions
Les fans auront beau clamer haut et fort qu'il s'agit de l'album le plus accessible de la clique de Stephen O'Malley, cela n'enlèvera en rien de la puissance sonique de l'album. Aux confins du drone, au delà de tous les post-machins qui existent, quatre morceaux longs comme des traversées du désert.

8. Compilation – Dark Was The Night
Tout le ghotta de l'indie réunit sur ce qui est à ce jour la meilleur compile du genre, orchestrée par les frangins de The National. Des inédits qui font pas fond de tiroir, des reprises de haute volée, des duos aventureux et surtout des performances hallucinantes de Sufjan Stevens ou My Brightest Diamond. Un casting d'enfer.

9. Kim – Mary Lee Doo
L'ex-bordelais réussit le pari de la continuité en produisant une suite équivalente, si ce n'est meilleure, à son précédent album, Don Lee Doo. De la pop bricolée dans le salon qui s'invite sans difficultés dans les enceintes des plus réfractaires.

10. Converge – Axe To Fall
Album bilan et pas best-of, une kyrielle d'invités prestigieux qui ne tournent pas à la kermesse, les mecs de Converge vieillissent bien et cela se voit. Sans pour autant abandonner les poussées hardcore, le groupe tente de nouvelles choses et ose la ballade ou le morceau post-hardcore. Aucune de chanson de trois minutes n'a été enregistrée pour cet album et ça reste de loin la plus belle tentative pour s'éloigner du format pop.
11. Phoenix – Wolfgang Amadeus Phoenix
Phoenix atterrit enfin sur le territoire américain avec son album le plus abouti (mais on s'y attendait puisqu'on est habitué à voir les versaillais s'améliorer à chaque disque). Quelques merveilles (1901, Countdown, Girlfriend) et un hymne pop imbattable (Lisztomania).

12. Mono – Hymn To The Immortal Wind
Les terres du pop-rock ont été déserté par les canadiens mais les seuls représentants japonais valable du genre sortent leur chef d'oeuvre. Un mélange de rock, de musique classique et d'Ennio Morricone.

13. Yuksek – Away From The Sea
Alors que toute la french touch 2.0 a épuisé jusqu'à la corde son exemplaire d'Homework, le remois Yuksek décrète que lui, son album préféré de Daft Punk c'est Discovery. Et il s'en fout bien si l'on se moque de lui, personne ne l'égale en électro-pop à la sauce disco, dans toute la France, dans le monde même.

14. Regina Spektor – Far
Une chanteuse un peu pieuse (mais pas trop), un piano, deux trois violons, des mélodies entrainantes ou déchirantes. Ca pourrait presqu'être un disque comme les autres sans le talent au chant, au piano et à l'écriture (souvent drôle) de Regina Spektor.

15. Animal Collective – Merriweather Post Pavilion
Hallelujah ! Enfin un album écoutable du crew détraqué de New York. Plutôt bon même. En mettant de côté la plupart de leurs gimmicks expérimentaux insupportables tout en gardant leur identité propre, les têtes pensantes d'Animal Collective prouvent qu'ils sont capables de faire quelque chose auquel on ne s'attendait pas vraiment : écrire des chansons.

16. The Lonely Island – Incredibad
Andy Samberg est l'homme le plus drôle du moment et il le prouve une fois de plus avec cet album. La compilation de la plupart de ses créations musicales pour le Saturday Night Live, entouré de ses deux scénaristes préférés du show et porté par une sacré tripotée d'invités qui n'ont pas peur du ridicule : Justin Timberlake, Nathalie Portman, Julian Casablancas, Jack Black, T-Pain... Tous les clichés du rap ridiculisés, des textes à mourir de rire et une production qui enterrent la plupart de leurs concurrents "sérieux".

17. The Dodos – Time To Die
Un an à peine après la sortie de leur précédent, les Dodos reviennent un peu brouillon, en bordel et encore plus chiens fous qu'avant. Pas au niveau de Visiter mais d'une qualité rare pour un deuxième album enregistré si vite.

18. The Slew – 100%
C'était presque ça. Kid Koala et ses potes (l'ex base rythmique des Wolfmother) réussissent à franchir une nouvelle étape dans l'alliance contre nature de la platine et du rock. Pas encore le disque qui mettra tout le monde d'accord mais avec assez de morceaux d'adrénalines pour occuper une bonne partie du dancefloor.

19. A.R. Rahman – Slumdog Millionaire OST
J'ai même pas vu le film, mais Danny Boyle ne s'est pas trompé en allant chercher le compositeur le plus talentueux de Bollywood qui modernise (occidentalise diront les médisants) franchement son art sans en oublier pour autant de caler le morceau de danse qui émerveille (Ringa Ringa). Le single époustouflant de M.I.A. fait le reste.

20. Why? - Eskimo Snow
Alors que le précédent album du gang de Yoni Wolf avait été mon chouchou de l'année dernière, le groupe veut aller trop vite et sort une poignée de nouvelles chansons qui ressemblent à s'y méprendre à des chutes de studios du précédent enregistrement. Mais de belles chutes de studios quand même (These Blackest Purse).
Les prétendants pas assez écoutés, trop surestimés, aimés puis rejetés, un peu trop légers mais bien quand même.
Bat For Lashes – Two Suns
Sufjan Stevens – The BQE
Yacht – See Mystery Lights
Le Klub des 7 – La classe de musique
Turzi – B
The Dirty Projectors – Bitte Orca

mercredi 23 décembre 2009

Avatar, le making of

En exclusivité mondiale des extraits du making of d'Avatar.

James Cameron chez Weta Digital
Un mec de Weta Digital : "Mr Cameron, on est en train de travailler sur le design de la faune de Pandora et nous essayons de créer des animaux réalistes et adaptés à leur milieu..."
James Cameron : "Bah des foutaises tout ça ! On va faire plus simple. C'est quoi cette photo ?"
Weta : "Ca c'est un rhinocéros nous avons visionné plusieurs heures de vidéos pour regarder comment il occupe son territ..."
Cameron : "Non mais c'est pas la peine, c'est très joli comme ça. Vous lui mettez une tête de requin marteau et vous lui rajoutez deux pattes. Et ça c'est quoi ? J'aime bien."
Weta : "Une panthère, monsieur."
Cameron : "Très bien, je vois ça en plus gros, avec une tête de tyrannosaure et vous lui rajoutez deux pattes."
Weta : "Pour ce qui est de la monture des indigènes, nous avons pensé à..."
Cameron : "Des chevaux, ça fera un super parallèle avec les indiens d'Amérique, avec une tête de tapir et vous me mettez deux pattes en plus, pour le style. Et quand ils volent on va dire... ça c'est quoi sur le mur ?"
Weta "C'est un dragon, monsieur, asiatique."
Cameron : "Ben c'est très bien comme ça, on laisse la tête comme ça, on l'aplatit un peu et avec une paire d'aile en plus ce sera mortel."
Weta : "Vous vous rendez compte qu'au bout d'un moment la seule espèce de Pandora avec moins de six membres ce sont les Na'vis. Au point de vue de l'évolution c'est complètement..."
Cameron : "Oui mais ils m'ont dit que j'avais pas le budget pour le faire de toute façon. Bon on passe aux engins militaires. Qu'est-ce que c'est ça ?"
Weta : "Un hélicoptère, monsieur..."

James Cameron chez James Horner
James Horner : "James, ça fait plaisir de te revoir. Bon j'ai commencé à travailler sur une bonne dizaine de thèmes sur ton nouveau projet. Je pense que c'est déjà une bonne base de départ et..."
James Cameron : "Okay je vais prendre celui là qui fait trente secondes, celui là et celui de deux minutes pour le thème principal et tu peux arrêter t'as fait du très bon boulot."
Horner : "Mais le film n'est pas sensé faire trois heures ?"
Cameron : "Si mais regarde ce que j'ai trouvé chez Michael Bay."
Horner : "L'anthologie des meilleurs chants amérindiens en 6 CD et le double DVD des danses traditionnelles du Mali ?"
Cameron : "Oui c'est libre de droit et avec un peu de synthés par derrière ce sera super."
Horner : "Et pour le générique de fin ?"
Cameron : "Oh pas la peine de t'en occuper. La Fox a déjà trouvé une grognasse. Je te l'enverrai, t'essaieras d'en faire quelque chose."

James Cameron et ses scénaristes
James Cameron : "Alors c'est un film antimilitariste qui parle d'écologie. Quelqu'un a une idée pour faire un parallèle avec la guerre de Vietnam ?"
Scénariste : "Une jungle peut-être ?"
Cameron : "Très bien ça. On pourrait la faire très colorée puisque c'est en 3D, on va pas faire une immensité verte en 3D quand même. Ensuite pour les Na'vis je les vois comme des espèces d'indiens. la conquète de l'Ouest tout ça."
Scénariste : "Des chevaux, des arcs, des peintures de guerre, des tipis..."
Cameron : "Non pas des tipis ça fait trop, mais le reste j'aime bien. Je valide. Pour ce qui est de la motivation de l'armée je pense pas que ce soit très bien vu de faire juste un truc d'expansion coloniale..."
Scénariste : "Peut-être qu'il faudrait inventer une ressource très rare dont Pandora est recouverte, un minerai quelconque. Comme pour la guerre en Irak."
Cameron : "Ha pas bête puis pour pas vexer les militaires ça rejette la faute sur ces requins du capitalisme. En plus ça fait écolo. Tiens d'ailleurs c'est pas très écolo tout ça."
Scénariste : "On pourrait dire que les Na'vis vivent dans un grand arbre et qu'ils ne tuent pas les animaux, qu'ils vivent en communion avec eux..."
Cameron : "Trop compliqué ça. Je pense plus à une connexion physique entre eux, comme un branchement. Ca fait moderne."
Scénariste : "Un branchement ?"
Cameron : "Oui, on pourrait la mettre au bout de leur queue, ou de leurs cheveux si ça fait trop tendancieux. Et comme ça ils peuvent parler aux animaux et aux arbres."
Scénariste : "C'est pas un peu facile ?"
Cameron : "Oui mais c'est écolo. On rajoute une histoire d'amour et ce sera super."

James Cameron chez Michelle Rodriguez
Cameron : "Dis moi, Michelle, t'en as pas un peu marre de tous ces rôles de garçon manqué ?"
Rodriguez : "Si mais mon agent dit que je sais jouer que ça et que personne ne veut m'envoyer de premier rôle alors en attendant je me contente de ce que j'ai. Pourquoi t'as quelque chose de bien à me proposer ?"
Cameron : "Oui, dans mon prochain film, j'ai un personnage qui est pile pour toi. Une pilote d'hélicoptère qui n'a pas froid aux yeux."
Rodriguez :"...."

Tout ça pour dire qu'Avatar, c'est nul.

jeudi 17 décembre 2009

50 chansons pour 2009

La dernière fois que j'ai fait un truc comme ça il n'y avait pas de classement. Cette fois-ci j'ai été assez maniaque pour les coller par ordre de préférence. J'oublie sûrement des trucs et ma courte liste de disques à encore écouter n'est pas encore terminée. Mais bon, on va pas faire la fine bouche. Il reste 7 jours avant Noël, plus aucune chanson de 2009 ne risque de me faire jouir comme les dix premières. Un bon petit top 50 des familles, sans répétition d'artiste s'il vous plait. Et la seule gagnante c'est la compile Dark Was The Night, avec trois titres présents.

1. Sufjan Stevens - You Are The Blood
Je reconnais qu'il est assez contradictoire de pourrir le dernier disque d'un artiste et de placer en numéro 1 l'une de ses chansons. Mais bon j'ai une excuse. Ce morceau extraordinaire clôt le premier disque de Dark Was The Night la compile indé de l'année. Rien à voir avec le Sufjan de The BQE. Ici tout est maitrisé. Dix minutes envoutantes pour une reprise d'un groupe que je connais absolument pas.

2. Fever Ray - If I Had a Heart
J'ai déjà parlé de vaudou dans les fjörds pour cet album et je ne me lasserai jamais de cette description. Il y a évidemment un sacré paquet de bons morceaux sur ce disque mais c'est le morceau introductif glaçant et glaciale qui colle la plus grande claque. Et le clip est définitivement le meilleur de cette année.

3. Grizzly Bear - Two Weeks
Le single de l'année. Maintenant qu'on l'entend partout (dans ta télé, dans ton épisode d'How I Met Your Mother), on va sûrement commencer à s'en lasser. Mais ça n'enlèvera rien à ce doux parfums de Beach Boys, de chemises à carreaux et de pop parfaite.

4. Fuck Buttons - Surf Solar
Et nous en sommes déjà au deuxième morceau de plus de dix minutes. Une montée hallucinante tant au niveau de la chanson qu'au niveau du marketing ("Rhâââ c'est trop frustant cette version de trois minutes"). Le tout recouvert par un bruit blanc qui englobe tous les sons superflux (le voisin, l'aspirateur, le klaxon du tramway) et enveloppé par des claviers et des nappes pas kitschs du tout. J'en oublierai presque de parler du beat monstrueux.

5. Birdy Nam Nam - The Parachute Ending
Choisir le morceau produit par Justice alors que ceux-ci semblent déjà oubliés/has been est une prise de risque que j'assume. La patte est évidente et le style des deux groupes se mélangent parfaitement dans cette épopée stratosphérique.

6. Bill Callahan - Eid Ma Clack Shaw
Invité de dernière minute, je n'ai pas encore écouté son album. Une chanson avec du piano, une basse ronde, des violons et un refrain allemand. Enfin je sais pas si c'est de l'allemand mais ça marche à merveille. Superbe.

7. My Brightest Diamond - Feeling Good
Je me demande s'il y aura une année sans que je retombe amoureux de Shara Worden. Une seule chanson en 2009 mais cela suffit. La belle reprise presque susurrée d'un classique déjà magnifié par Nina Simone et qui enterre définitivement (je l'espère) la version de Muse. Et une nouvelle fois, ça se trouve sur Dark Was The Night.

8. Themwelves & Why? - Canada

Fanboy hystérique que je suis. Le crew cLOUDDEAD presqu'au complet pour une ballade inédite qui sortira (je l'espère, again) sur une compile pour les dix ans du label anticon. Et ça rattrape pas mal leurs deux albums respectifs, un poil décevants.

9. Yeasayer - Ambling Alp

L'album n'est pas encore sorti et je tiens toujours à mon engagement solennel de ne pas écouter d'album leaké. Mais ce morceau tourne depuis déjà deux mois, je peux donc l'inclure ici sans prendre de risque. Le seul problème c'est qu'il y a une chance de le retrouver l'année prochaine.

10. Panpan Master - Fujiko
Le morceau tourne déjà depuis un paquet de mois et se trouvait sur un album sorti l'année dernière mais je m'en fous. La sortie numérique du maxi c'était cette année. Le morceau défonce et ça donne l'occasion de mettre un bordelais dans le top 10. Cuir Cuir Cuir Moustache !

11. Jay-Z - D.O.A. (Death Of Autotune)
J'ai déjà parlé de cette chanson et de ce clip qui donnait une envie folle d'écouter le reste de l'album. Manque de bol c'était nul (surtout la partie avec Alicia Keys). Reste le teaser, old school, classieux et politique.

12. Mos Def - Auditorium (feat. Slick Rick)
C'est beau une ballade de rappeurs. Même si Mos Def n'a jamais été un de ces mecs que l'on pourrait appelés énervés, il fait quand même dans le très smooth dans ce morceau old school (parce que de toute façon, le new school craint) pourtant très sérieux. Et produit par Madlib, en plus, ce qui ne gâche rien.

13. Converge - Worms Will Feed

Les ballades de fin sont pas mal sur le dernier Converge mais la tuerie hardcore du milieu reste le morceau bourrin de l'année. Un son plein, brut et maitrisé. Une chanson noire très noire. Et quel refrain ! C'est pas pour les petites pucelles folkeuses.

14. Phoenix - Lisztomania

Je me fiche de savoir que 1901 ou Countdown sont mieux foutues. C'est le deuxième single de l'année avec sa rythmique qui défonce tout. En plus, avec le Brat Pack qui danse par dessus c'est tout simplement génial. Showtime !

15. Marco Polo & Torae - Double Barrel
Parce que le hip hop c'est pas pour les fillettes on prend un sample de flingue pour faire plus mâle. Au delà des clichés du gangsta, Marco Polo réussit une prod aux petits oignons avec ses cuivres, DJ Revolution fait de jolis scratches (indispensables) et MC Torae impose son flow.

16. Poney Poney - Cross The Fader
Le rock n'est pas mort, il se cache à Paris pour reprendre des forces. Parce qu'il n'y a pas eu beaucoup de petits cons qui chantent de manière prétentieuse sur des guitares acérées cette année.

17. Bat For Lashes - Sleep Alone
En général je préfère regarder Natasha Khan que l'écouter. Mais il faut avouer que l'écouter faire "huhuhuhu" sur ce morceau très 80's colle de sacrés frissons. Mais je saurai pas vraiment expliquer pourquoi.

18. Gossip - Heavy Cross
L'album craint mais le single défonce. Un point commun avec Jay-Z. Comme pour leur précédent Standing In The Way Of Control, Beth Ditto truste les dancefloors moites des clubs mais ne s'écoute pas à la maison.

19. Le Pingouin - Patinage
Deuxième bordelais du classement, le groupe mort-né de la galaxie bordelais réussit la fusion parfaite du rock, de l'électro kitsch et d'un hip hop très burlesque. Une chanson qui parle d'enterrements, d'entrainements et de singes.

20. Regina Spektor - Blue Lips
C'est très pop, mais c'est très beau. Et non, ce n'est pas parce que j'ai rien à dire de plus qu'un des trente suivants auraient pu prendre sa place.

21. Dalëk – 2012 (The Pillage)
22. Kap Bambino - Red Sign
23. Yacht – Ring The Bell
24. Kim – My Family
25. Blakroc - Ain't Nothing Like You (Hoochie Coo) (feat. Mos Def & Jim Jones)
26. Sunn O))) – Aghartha
27. The Bewitched Hands on the Top of our Heads - Tonight
28. The Dead Weather – Treat Me Like Your Mother
29. Animal Collective – My Girls
30. Antony & The Johnsons – Epilepsy Is Dancing
31. Four Tet & Burial - Moth
32. Yuksek – So Far Away From The Sea
33. Why? - These Blackest Purse
34. Le Klub des 7 – Quand je serai grand
35. Britney Spears – If You Seek Amy
36. Flairs – Truckers Delight
37. Major Lazer – Mary Jane
38. Hot Chip – Take It In
39. The Slew – Robbing Bank (Doin' Time)
40. The Dodos – Longform
41. Le Loup - Saddle mountains
42. Speech Defect - Ghostin'
43. Raekwon – House Of Flying Daggers
44. Feist & Ben Gibbard – Train Song
45. Mansfield.Tya – Je ne rêve plus
46. The Lonely Island – I'm On A Boat (feat. T-Pain)
47. A.R. Rahman – Ringa Ringa
48. Turzi – Buenos Aires
49. The Noisettes – Don't Upset The Rhythm
50. Puppetmastaz – Cliché

lundi 14 décembre 2009

The Decade : Vespertine

Longtemps mon album favori de tous les temps (avant que je ne rencontre London Calling), le Vespertine de Björk restera un des amours musicaux qui m'ont le plus hanté. Sûrement le premier disque que j'ai connu par cœur, avant de l'oublier un petit peu, et de le réécouter pour me faire pardonner. A chaque sortie d'un nouvel album de la dame islandaise, ça n'y coupait pas, je me replongeai dans Björk et c'était toujours par cet album que je commençais et finissais. C'est bien simple avant ce disque je n'étais rien musicalement. Totalement vierge, juste bon qu'à écouté Linkin Park dans la cour du lycée.

Pourquoi ? Ca je n'en ai qu'une mince idée. J'ai toujours eu du mal à expliquer pourquoi je mettais cet album au dessus des autres. Peut-être parce que chaque son était nouveau. Merci Matmos au passage, dont je pourrais très bien aborder leur excellent The Civil War sorti en 2003 dans la même rubrique. Peut-être aussi parce que la voix de Björk n'a jamais était aussi belle. Glaçante, puissante, ou comme un soupir. C'était pile poil entre les exubérances passées et futures. Une accalmie dans sa carrière, un album à part. Avec sa chorale d'inuits, ses deux geeks avec leurs instruments bizarres, sa harpiste magnifique, Björk invitait à la fois sa plus utile brochette d'invités mais aussi la moins prestigieuse. Sûrement pour cela que l'on pourra sans mal se le représenter comme son disque le plus personnel.



Vespertine sent l'hiver. Tous les hivers, celui avant le printemps avec son soleil bien haut dans le soleil malgré les températures basses (It's Not Up To You), celui où les nuits s'éternisent (Aurora), celui où la montagne est enneigée (Unison) ou tout simplement celui du matin de Noël (Frosti). Je ne sais plus trop comment j'ai découvert Björk et Vespertine mais je crois que s'il faut remercier quelqu'un c'est sûrement la télé ou ma mère. Voire les deux. Mais surtout le live au Royal Opera House. Björk, comme tout le monde j'en suis tombé d'abord tombé amoureux. Et puis sur Pagan Poetry, il y a le plus beau passage a-capella de la terre avec la voix nue de Björk qui susurre dans mes écouteurs « I love him ». Et là je suis sûr à cet instant précis qu'elle parle de moi.

Ou de Matthew Barney. Mais je l'emmerde.

dimanche 6 décembre 2009

Back on 2009 : Kim - Mary Lee Doo

Ca fait quand même pas mal de retard sur la sortie du disque. Deux bons gros mois et de la malchance à tous les étages puisque que cet article était initialement prévu pour sortir sur aqui.fr. J'ai trop trainé à l'écrire, puis l'article est passé inaperçu et j'ai oublié de le signaler, et internet ne marche pas, la fin du monde est proche, c'est pas ma faute... Mais bon, il était temps de réparer l'injustice et de rendre grâce au dernier album de Kim.

Kim Giani, ancien bordelais, mais nouveau fer de lance d'une pop hexagonale racée. En sortant enfin de l'ombre de l'underground (c'est un vaste mot), Kim, avec Mary Lee Doo, gagnera sans problème la reconnaissance nationale qu'il mérite depuis déjà bien longtemps. Un artiste à part, hyperactif sur la toile, avec une discographie à remplir tout un bac de disquaire et qui gère seul presque tous les aspects de sa musique (de la composition aux visuels). Un album sans compromission, efficace et fidèle à une seule cause : la pop fignolée à la maison. Un disque bien fait par un gars bien.

Doit-on en vouloir à Kim parce qu'il a quitté Bordeaux ? Le bordelais a souvent du mal à laisser partir les mecs qui réussissent à domicile (c'est vrai en musique, mais aussi en foot et en politique), quitte à lui rappeler sans ménagement ce qu'ils risquent s'ils partent trop longtemps en tournée. Dans ce cas là pourtant, s'éloigner de la capitale girondine et de sa scène musicale étouffante, était la meilleure des choses à faire. Cela se traduit forcément par le gain d'une nouvelle liberté, et ça s'entend. Comme une renaissance artistique, amorcée avec le précédent disque Don Lee Doo, où Kim après une bonne quinzaine d'albums a décidé de ne pas faire le caméléon et a préféré forger le style qu'il s'était construit pour le point de départ de cette future trilogie discographique. Un mélange de nostalgie 80's, de pop innocente, de technologie et de bric à brac instrumental.

S'il y avait une justice dans la programmation des radios en France, ce serait My Family qui ferait le tour des ondes dites pop/rock. Parce que c'est tout simplement la meilleure des pop-songs produites en France cette année. Le joyau de cet album. Autant à l'aise avec lui-même dans la chanson d'amour (Solenn) que dans la rythmique infernale qui fait bouger les cheveux (Never Come Back 2 U). Kim ose le solo de guitare à l'ancienne, ose le synthétiseur et surtout il nous sort le plus improbable des instruments qui soit : l'omnichord. Une sorte de guitare électronique, pour faire court, qui distille des accords mélodiques totalement neufs. Kim étant ce qui rapproche le plus de Beck dans l'hexagone, ça paraît presque étonnant de le voir peaufiner son art sans tout chambouler. Mais ça permet aussi à toute une génération d'auditeurs neufs, non blasés et totalement ignorants de sa période bordelaise de se jeter sans retenue sur le deuxième disque de ce Kim 2.0. Parce que je le confesse, je n'ai jamais vraiment écouté les albums précédant Don Lee Doo.

Aucun concert de programmé à Bordeaux pour le moment, mais sa dernière apparition à l'Heretic est encore dans ma mémoire. Et vous pouvez suivre ses nombreuses apparitions sur la toile depuis son blog (il multiplie les concerts virtuels depuis son salon), en espérant secrètement qu'il vienne présenter ses nouvelles chansons à la maison.

mardi 1 décembre 2009

Les sorties disque de la semaine - Semaine du 30 novembre (avec un peu de retard)

Décembre arrive avec son cortège de coffrets grand luxe, son désert d'originalité musicale et ses tops de fin d'années. Le moment idéal pour sortir les trucs de merde, les disques baclés et les retardataires. Heureusement il y a les Black Keys qui tentent une fois encore de faire copuler le rock et le rap façon Handsome Boy Modeling School. Le reste n'est guère enthousiasmant.


Le disque de la semaine
Blakroc - Blakroc : Les Black Keys aiment les rappeurs et le font savoir avec ce grand disque collectif. Le groupe fait donc le backing-band pour la moitié du Wu Tang (RZA, Raekwon et même ODB), Mos Def, Q-Tip, Jim Jones, Nicole Wray... Plus quelques-uns. Ca sent bon New York City, le casting est classieux, l'idée bien enrobée par un single ravageur. Peut-être pour une fois, ce genre de disque sera réussi.

Les sorties de la semaine
● Blur - All the people - Blur live at Hyde Park 03 July 2009 : la vengeance de ceux qui n'ont pas pu assister à la tournée européenne du meilleur groupe anglais vivant de tous les temps (suck it radiohead). 19 euros quand même.
Black Rebel Motorcycle Club - Live : Ouh yeah trois disques de blues, de rock n roll, gras, qui tâche, qui sent la fumée et les santiags... Enregistrés en Europe l'année dernière.
Tambour Battant - Chip jockey 10 : Jolie compile de remixes/inédits/nouvelles versions/reprises/featuring de Gérard Baste/remix de Lindstrom.
The Drums - Summertime : Un groupe rock de Brooklyn qui fait une chanson qui s'appelle Let's Go Surfin, on y croit pas mais Antwan il dit que c'est bien.
● Luke Haines - 21st century man : Je sais pas qui c'est mais la Fnac m'a dit de l'acheter.

Qu'est-ce qu'on se marre quand même
Miley Cyrus - The time of our lives : Si tu ne sais pas qui c'est, tu as bien de la chance. Une petite pute de 17 ans qui se trimballe à moitié à poil dans son clip ! C'est son papa qui doit être content. (La version censurée de la chute était : Et après on s'étonne qu'il y ait des pédophiles)
● John Frusciante - Ataxia 2 : le guitariste (ou l'ex-guitariste, c'est pas comme si on suivait leur actu) des Red Hot Chili Peppers refait un solo. On va encore dire que c'est flamboyant mais que peut mieux faire.
● Chickenfoot - Chickenfoot : Derrière ce nom ridicule, le supergroupe de Joe Satriani. Fuyons !
● Tricky - Tricky meets South Rakkas Crew : Et c'est vraiment tant mieux pour lui.
● Booba - Autopsie : Yo le best of de Booba dans les bacs pour les dix ans de carrière. Et ouais il est vieux Booba. Bouh il est vieux !
● Kamini - Extraterrien : He's BACK ! Même si personne ne l'attendait.

Les rééditions de la semaine
● The Slits - Cut : Réédition de luxe de l'album avec les trois moches à poil dans la boue sur la pochette. Punk crado, filles incapables d'aligner deux accords correctement et papesses des Riot Girls.
● Gong - Live at hippodrome - Paris 1977 : Gong est mort c'était quand même mieux comme titre.